Frédéric Dumond

opérant à la fois dans les champs de l’art contemporain, de la poésie, de l’anthropologie et de la linguistique, le travail de frédéric dumond interroge les rapports entre monde et langage
il explore la question du sens : quelles sont les articulations, les formes, les chemins qui le font advenir. par quelles émotions, quels troubles, quels détours, quels ressorts il se construit, il structure la langue
étant donné la nature vibratoire, sonore, sémantique et visuelle de toute langue, il écrit et crée des pièces sous forme de performances, dessins, sérigraphies, livres d’artiste et recueils de poèmes, installations, application Apple, séries photographiques…
le «projet glossolalie», sur lequel il travaille depuis 2011, inscrit plus spécifiquement et vertigineusement cette exploration sur le terrain des 7000 langues encore répertoriées dans le monde
ce projet, comme le projet «humanos monumentos / humains monuments» développé au Mexique avec?des communautés autochtones et des universités, interroge la notion d’appartenance de la langue en évoquant les questions liées de territoire, de domination, colonisation, frontière et migration : que signifie, par exemple, convoquer l’ensemble des langues du monde quand le temps est celui de la mondialisation de cultures qui se veulent souveraines et universelles ?
la question de la langue comme une arme est au coeur de sa recherche actuelle

avant 2011, il a questionné le potentiel littéraire du réel en créant des textes et pièces d’écriture à partir de contrats d’assurance, de notices de médicaments, émissions de télévision ou de radio, conversations de rue, panneaux d’affichage et enseignes, publicités, poèmes explorant des textes législatifs…
site web : fredericdumond.xyz

fredericdumond.xyz

Florent Delval

Florent Delval 1978
Vit et travaille à Bruxelles.
Il est curateur, critique et dramaturge.
Il écrit pour Mouvement, Scène, Obscena…
Il collabore actuellement avec la galerie Elaine Levy Project

Antoine Davenne

Né en 1979 à Reims.
Vit et travaille à Paris.

Antoine Davenne est plasticien. Formé à l’École des Beaux Arts de Rueil-Malmaison, puis au Central Saint Martins College of Art and Design à Londres, il opère dans les champs de l’installation et de la performance par le biais du texte, de la photographie, du film, et de la vidéo.
Sa pratique s’appuie sur des gestes ou des détails qu’il isole pour en révéler la portée sensible. Elle souligne la réalité technique des différents médiums utilisés et les traces qui découlent du transfert d’un médium à l’autre, afin d’articuler les notions de processus, d’actualisation, de répétition et de cadrage. Une partie importante de son travail traite de la représentation de la performance, et du rôle que prend la documentation dans son appel latent à être perpétuée.
Son travail a été exposé à Paris (festival Il faut brûler pour briller en 2007, Galerie Michel Journiac en 2011), aux Lilas (Khiasma en 2011), et à Genève (festival La Nuit des 1001 vidéos en 2008). D’autre part, il participe régulièrement à des projets de théâtre et de cinéma en tant que collaborateur artistique, regard extérieur, dramaturge, ou interprète.
Pendant deux ans, il est intervenu à la conception visuelle et spatiale ainsi qu’à la dramaturgie de « Remake inclus » de Garance Dor, projet global regroupant pièces théâtrales et performances. Il en a aussi été l’un des interprètes lorsque ce projet a été montré à Paris de 2007 à 2008 à Naxos Bobine, Immanence, et au festival Etrange Cargo de la Ménagerie de Verre.
Il a joué dans « Cet Homme » de Markus Ruff, film réalisé à Berlin en 2009 et sélectionné pour la Berlinale Forum en 2010.
Depuis 2008, il est regard extérieur des pièces théâtrales de Nicolas Guimbard et Mari-Mai Corbel, qui ont été présentées à Paris (« Reversus/Dolor », Naxos Bobine, en 2008), à Bordeaux (« Matériau-X relatifs à un choc amoureux aussi isolé que singulier », Atelier des Marches, en 2011) et à Marseille (« Masamour », Grands Terrains, en 2012). « Matériau-X » sera montré au festival Ardanthé du Théâtre de Vanves en 2013.

Nicolas Couturier

Nicolas Couturier est designer graphique et enseignant agrégé en arts appliqués.
Formé à l’ESAA Duperré (Paris) et à l’ENS de Cachan, il est graphiste indépendant
depuis 2005 et enseigne dans le DSAA créateur-concepteur à l’école Le Corbusier
à Illkirch-Graffenstaden. Il forme g.u.i. en 2006 avec Bachir Soussi-Chiadmi pour travailler
à la création de systèmes graphiques et d’interfaces numériques. Ils travaillent actuellement
avec le Musée de la Danse à Rennes, les Laboratoires d’Aubervilliers, l’Encyclopédie
de la parole, la 27e Région-labo de transformation sociale. Il développe par ailleurs
des activités diverses touchant à la danse et performance en participant à Bocal,
projet de Boris Charmatz, entre 2003 et 2004 sur la question de la transmission de la danse,
de scénographie avec Joris Lacoste (Purgatoire en 2007, ainsi que sur sa prochaine
création) ou de design de projet en fondant avec Mathilde Bardel l’association La Fabrique Solid—-, atelier de design solidaire, dont la première expérience a eu lieu dans le cadre
d’un partenariat avec l’association Emmaüs.

www.g-u-i.net

Julia Cima

Née en 1975, Julia Cima est diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Elle est interprète auprès d’Odile Duboc pour Trois boléros, puis accompagne durant onze ans, le travail de Boris Charmatz : Aatt enen tionon, Herses (une lente introduction), Con Forts Fleuve, héâtre-élévision, Régi et Quintet cercle.
Au sein de l’Association Edna, dirigée par Boris Charmatz, Julia Cima participe à une série d’évènements performatifs : Confrontations, Education, Statuts.
Elle commence alors un travail d’improvisation dans des endroits et des contextes très variés.
En parallèle de cette longue collaboration, elle travaille avec Gilles Touyard (Programme court avec essorage), Myriam Gourfink (Uberengelheit), Alain Michard, (Virvoucher), Benoît Lachambre (Tracer), Elisabeth Schwartz (Les plis du temps) et Laure Bonicel (Le bleu est à la mode cette année et Panoplie).
Elle anime également une série d’ateliers pour danseurs amateurs durant deux ans.
En 2005, elle crée Visitations, spectacle constitué de solos découverts dans les archives de la Cinémathèque de la Danse à Paris, qu’elle choisit et interprète seule. Elle tourne
ce spectacle en France et à l’étranger jusqu’en 2008.
Elle entame alors un travail plus personnel, axé prioritairement sur l’interprétation.
L’auteur et metteur-en-scène Gildas Milin l’engage comme comédienne pour sa pièce Machine sans cible. Cette rencontre l’encourage à travailler dans plusieurs domaines de l’interprétation : danse, théâtre, chant.
Dans la continuité de ce travail de comédienne, elle crée avec Denis Lavant Brut de lettres, pour le Sujet à Vif 2008, dans le cadre du Festival d’Avignon.
Guy Walter, directeur des Subsistances à Lyon, lui commande pour le festival ça valse ! (oct 2008), une courte pièce sur des valses viennoises célèbres. Cette proposition, appelée Je suis enchantée, en duo avec le comédien Marc Arnaud et la participation de l’auteur Olivia Rosenthal, mêle un travail de texte et de corps.
Julia Cima entame une collaboration avec Mathilde Monnier en 2008 tout en poursuivant
son travail personnel : Danse Hors-Cadre (création à Bali en 2009), POEM (création à Séoul en 2010).
Elle enseigne depuis 2010 le travail du corps aux élèves de l’école du Théâtre National de Bretagne, dirigée par Stanislas Nordey.

www.juliacima.com

Anne James Chaton

Anne James Chaton a dirigé plusieurs revues et publié six livres aux éditions Al Dante.
Il a donné de nombreuses performances en France et à l’étranger.
Il a travaillé avec le groupe de rock hollandais The Ex, a publié un album, Le Journaliste, avec le guitariste anglais Andy Moor et a collaboré à l’album Unitxt du musicien allemand Alva Noto. En janvier 2009, il a créé le trio Décade, avec Andy Moor et Alva Noto.
Il a également créé la pièce Black Monodie avec Philippe Menard pour la 64e édition
du festival d’Avignon. Ses travaux plastiques et visuels, puisés dans ses matériaux
d’écritures, ont fait l’objet de plusieurs expositions individuelles et collectives en France
et à l’étranger.
Anne-James Chaton a créé et co-dirige le festival Sonorités à Montpellier
et siège depuis 2009 à la commission Poésie du Centre National du Livre.
www.annejameschaton.org

Poésie sonore
Evénements 99, livre + 2 CD audio ; Paris: Al Dante, décembre 2001
Autoportraits, livre + 1 DVD ; Paris : Al Dante, mai 2003
In the event, avec le groupe The EX, livre + 1 CD audio ; Paris : Al Dante, janvier 2005
Questio de Dido, livre + 1 CD audio ; Paris : Al Dante – France Culture, avril 2008

Essai
L’effacé, capitalisme et effacement dans les Manuscrits de 44 de K. Marx, Paris : Sens & Tonka, Mars 2005
Notice de calcul de votre taux d’exploitation, Paris : Sens & Tonka, Mai 2005

CD/LP
Le journaliste, avec Andy Moor ; Unsounds, Amsterdam, CD, octobre 2008
Unitxt, avec Alva Noto ; Raster-noton, Berlin, CD et LP, juin 2008
Fugues, avec Innocent X ; Bleu éléctrique, Amiens, Mars 2005
Turn, avec The EX, Touch And Go Records, Chicago, USA, Septembre 2004

www.annejameschaton.org

Boris Charmatz

Boris Charmatz est danseur. Il invente des cadres et y dépose des idées : Bocal (2002-2004) école nomade et éphémère, pour transmettre sans maître. L’association edna (1997-2009), boîte à outils organisant spectacles, expositions, films, résidences. Et depuis 2009, le Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, renommé Musée de la danse, qui abrite du temps (préfiguration), des débats (expo zéro), des expositions (héliogravures), des écritures et des voix (rebutoh). Chacun de ces cadres est pour lui l’occasion d’élargir les manières de produire, de transmettre et de penser la danse.

Donc Boris Charmatz est danseur. Avec Isabelle Launay, il a cosigné Entretenir/à propos d’une danse contemporaine (Les Presses du Réel/ 2003). « Je suis une école », paru aux éditions Les Prairies Ordinaires est un livre-laboratoire signé au nom de beaucoup.

D’ailleurs, Boris Charmatz est danseur. Aatt enen tionon (1996) est une pièce verticale avec des lettres en trop, héâtre-élévision, un spectacle dans un téléviseur, auquel des lettres manquent, La danseuse malade (2008), une chorégraphie avec Jeanne Balibar, en toutes lettres, dans un camion.

Boris Charmatz est aussi danseur. Il improvise régulièrement avec Saul Williams et sa voix, Archie Shepp et son saxophone, Médéric Collignon et sa trompette, ou encore Steve Paxton.

Enfin, Boris Charmatz est danseur : pour Odile Duboc, Meg Stuart, Pierre Alferi, Fanny de Chaillé. Avec Raimund Hoghe et Julia Cima (Régi, 2006). Avec des idées, des lettres, des corps, des lieux.

www.museedeladanse.org

 

Photo @Caroline Ablain

Edouard Boyer

Edouard Boyer
BIOGRAPHIE (extrait)

Depuis 2006
BERLIIN : fonder une colonie.

Depuis 2005
GESTE 1 : diffuser un geste

Depuis 2004
SNOWI : augmenter le style du dessinateur Willem

Depuis 2003
GO HOME : diffuser le mot d’ordre « go home ».

Depuis 2002
MISSING : disparaître

Depuis 2002
LE CŒUR : emmurer son cœur

Depuis 2001
DE LA REALITE : sonder la réalité

Depuis 2000
BIO-GRAPHIE : soumettre sa vie à des biographes.

Depuis 1999
POUR TRAVAIL : démaquiller.

Depuis 1998
EPIDEMIE : perdre son amour propre.

www.boyeredouard.net/

Emmanuel Adely

Emmanuel Adely est l’auteur d’une dizaine de romans
(notamment Les Cintres, Minuit ; Fanfare, Stock ; Genèse, Seuil).
Depuis plusieurs années, il expérimente d’autres formes d’écriture comme dans J’achète – journal comptable d’achats quotidiens (Inventaire/Invention) -, Cinq Suites pour violence sexuelle – transcription des cinq discours du candidat Sarkozy pendant l’entre-deux tours des élections de 2007 (Argol) -, ou No more reality qui est une revue de presse disponible sur internet, et qui couvrira la durée de l’actuel quinquennat sous forme de centon médiatique (un centon est une œuvre littéraire constituée d’éléments repris à une ou plusieurs autres, et réarrangés de manière à former un texte différent ; le terme latin (cento) désigne à l’origine une pièce d’étoffe faite de morceaux rapiécés).
Dernièrement, Sommes (Argol), addition de 228 biographies, se veut et est une fiction qui entre dans l’unicité du chiffre 1, mais aussi un rebond au travail d’Opalka, mais aussi un poème, et donc aussi un tombeau : un compte à rebours.

emmanueladely.free.fr

Yoann Thommerel

Yoann Thommerel. Engagé dans le champ de la performance et de la poésie-action, il met en jeu ses textes dans des formes hybrides convoquant aussi bien les arts vivants que visuels. Depuis la parution de Trafic aux Petits matins, créé à la Colline par Daniel Jeanneteau et Marie Christine Soma, ses textes sont régulièrement mis en scène au théâtre. Il a créé avec Sonia Chiambretto le Groupe d’information sur les ghettos (g.i.g) qui rassemble, partout où il s’implante, habitants, artistes et chercheurs, tous impliqués dans la création de protocoles d’enquête : écriture de questionnaires, diffusion, récolte de données, traitement. Le fonds documentaire du g.i.g est régulièrement convoqué pour créer des espaces fictionnels poétiques et frontalement politiques interrogeant les mécanismes d’exclusion et de repli : publications, installations, vidéos, performances…
Derniers livres parus : Mon Corps n’obéit plus (Nous, 2017), Questionnaire élémentaire (Les Laboratoires d’Aubervilliers / g.i.g, 2018) ; Bandes Parallèles (Les Solitaires intempestifs, 2018).